Google n’a pas un monopole // Repérer vos processus de travail

Google n’a pas un monopole // Repérer vos processus de travail

Comme tous les vendredi à 11h, je vous propose un petit article sur le SEO et d’autres sujets qui me passionnent.

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Pour commencer, je voudrais vous parler du soi-disant “monopole” de Google car ça me gonfle (vraiment) de lire régulièrement la même erreur sur le web :

Non, Google n’a pas un monopole sur la recherche web.

C’est quoi un monopole ?

Voici la définition proposée par Larousse pour le mot “monopole” :

Privilège (de droit ou de fait) dont dispose un individu, une entreprise ou un organisme public de fabriquer ou de vendre seul certains biens ou certains services à l’exclusion de tout concurrent.

NON, Google ne bénéficie pas d’un monopole

  • Google ne dispose pas d’un privilège de droit de la part des États pour le favoriser, bien au contraire ils multiplient les amendes envers lui.
  • Google a de nombreux concurrents : Bing, DuckDuckGo, Qwant… (voir la liste de Wikipédia). Ce ne sont pas de braves utopistes : Bing, qui appartient à Microsoft, a largement les capacités financières et technologiques de rivaliser avec Google (voir un comparatif ici).
  • Les internautes sont libres de choisir le moteur de recherche qui leur semble être le plus performant pour répondre à leur besoin. Il n’y a aucun obstacle qui les empêche de passer de l’un à l’autre.

Donc, NON, la situation de Google ne correspond pas à la définition d’un monopole.

OUI, Google domine le marché de la recherche

Aujourd’hui, Google est largement utilisé par les français :

  • 87% l’utilisent sur Desktop.
  • 93% l’utilisent sur Mobile.

Vous pouvez consulter les stats complètes sur Webrankinfo.

Si nous sommes si nombreux à utiliser Google c’est pour une raison toute simple : les résultats proposés sont plus intéressants que ceux proposés par les concurrents. En gros, quand on cherche une information, on est quasiment certain de la trouver rapidement grâce à Google.

Ce point précis énerve toujours ceux qui voudraient voir Google découpé en petits morceaux. Et oui, Google a du succès car son produit phare est d’une excellente qualité.

OUI, les concurrents peuvent prendre des parts de marché à Google

On l’a déjà vu : Bing a les capacités financières et technologiques de surpasser Google. D’autres groupes comme Facebook, Apple, OVH, Free, pourraient aussi décider de lancer leur propre moteur de recherche et de chatouiller le leader, c’est possible.

Mais plus intéressant, des concurrents indirects prennent déjà des parts de marché, comme par exemple Amazon qui gratte des recherches sur les produits, on en parlait déjà en 2015.

Plus anecdotique, Giphy est maintenant le deuxième moteur de recherche au monde ! Personnellement, lorsque je cherche un GIF rigolo pour illustrer un article, je ne vais pas sur Google pour le trouver, mais sur Giphy 😉

Les meilleurs GIF sont sur Giphy 🙂

Les moteurs de recherche spécialisés sont donc des concurrents féroces qui surpassent déjà Google !

NON, les positions dominantes ne sont pas éternelles

Kodak, Xerox, Nokia… Toutes ces entreprises ont bénéficié d’une position ultra dominante sur leur marché pendant des périodes parfois très longues (plusieurs décennies pour Kodak). Mais l’environnement économique évolue, les technologies et les besoins changent. Et un jour, le produit star devient obsolète et le géant tombe :

Ça peut aller très vite : Nokia s’est effondrée en moins de 5 ans !

Sur internet tout va plus vite, il est tout à fait imaginable que Google ne soit plus qu’un souvenir dans 5 ans…

OUI, il existe de vrais monopoles

Mais, ils sont toujours imposés par un État, la SNCF en est un excellent exemple.

“Tu dois prendre le train ? Tu n’aimes pas la SNCF ? Et bien, si t’es pas content, c’est pareil ! Paie ton billet et pose toi là.”

C’est vraiment sympathique les monopoles d’État, heureusement, ça se termine pour la SNCF.

Bref, merci de ne plus dire que “Google a le monopole”,

mais plutôt, “En ce moment, Google est en position dominante“.

Plus d’excuses, maintenant vous savez 😉

Repérer vos processus pour augmenter votre productivité

Assez parlé des subtilités de l’économie, parlons un peu de productivité 🙂

Au fil des années, augmenter la productivité est devenu une véritable passion et ce qui est merveilleux avec le SEO, c’est que nous disposons d’un terrain de jeu a peu près infini pour progresser.

Chaque semaine, je vous expliquerai comment je vois les choses, en espérant que cela vous donnera des pistes pour améliorer votre productivité. Attention, il n’y aura pas une méthode magique qui fait tout à votre place, la seule chose que je peux vous promettre c’est que ce n’est pas facile. Il vous faudra surtout être un bon observateur, être créatif et avoir le courage de créer vos propres outils.

Outil capable de séparer facilement les grains
d’un épi de maïs. C’est beau.

Commençons par le début :

A la base, il y a les processus

Un processus, c’est un travail qu’on réalise en vue d’obtenir un résultat.

Voici quelques exemples de processus :

  • Faire sa compatibilité.
  • Rédiger un article de blog.
  • Faire les courses.
  • Peindre sa chambre.
  • Séparer les grains d’un épi de maïs.

Généralement on sait :

  • Quel résultat on souhaite obtenir.
  • Quand ça commence.
  • Comment réaliser le travail.
  • Combien de temps ça va prendre.
  • Quels sont les outils nécessaires.

Savoir reconnaître les processus

Si vous voulez augmenter votre productivité, vous devez repérer et identifier vos propres processus. Ce n’est pas facile car on est facilement la tête dans le guidon et les processus sont tous mélangés les uns dans les autres.

A noter : Si vous êtes trop submergés pour y voir clair dans votre travail, commencez par appliquer les conseils contenus dans ces 2 livres :

Vous ne verrez plus votre boulot comme avant : vous allez travailler beaucoup moins et produire beaucoup plus. Vous serez donc plus serein et vos processus seront beaucoup plus faciles à identifier 😉

Vous devez prendre du recul sur votre travail : lâchez votre clavier et votre souris et essayer de trouver les tâches pour que vous réalisez quotidiennement. Imaginez que vous êtes un scientifique et que votre sujet d’étude est  :

  1. Votre travail
  2. Vous-même en train de travailler.

J’avoue que je n’ai pas de méthode pour réaliser cette observation car c’est devenu assez naturel pour moi. J’en ai un peu discuté avec d’autres personnes et le fait est qu’il ne semble pas du tout évident de s’observer en train de travailler (vu qu’on est déjà concentré sur son travail). Ceci demande un peu d’exercice.

A noter qu’il est beaucoup plus facile d’observer comment les autres personnes travaillent et de leur faire des recommandations.

Facile de critiquer

Temporalité des processus

Certains processus sont récurrents et prévisibles, par exemple :

  • Faire sa comptabilité à chaque fin de mois.
  • Publier un article de blog le vendredi à 11h.
  • Faire les courses le samedi après-midi (en même temps que tout le monde).

D’autres sont déclenchés par des événements aléatoires et imprévisibles, par exemple :

  • Corriger urgemment un bug.
  • Répondre à un nouveau client qui appelle pour avoir des informations.

Vu que par définition on ne peut pas augmenter la productivité des processus survenant aléatoirement, on va donc se concentrer uniquement sur les processus récurrents.

Notez que si un événement aléatoire se répète régulièrement, le processus correspondant devient récurrent, on ne sait juste pas à quel moment une nouvelle occurrence va se produire. Par exemple, si il y a en moyenne 3 nouveaux clients qui appellent chaque jour alors ça vaudra le coup de se pencher sérieusement sur la productivité du processus “Convertir un client qui appelle par téléphone”.

Processus complexes et processus simples

Faire sa comptabilité est un processus complexe, il y a énormément de choses à prendre en compte :

  • Vérifier quelles factures ont été payées par les clients.
  • Retrouver la trace de tous les achats.
  • Déterminer le montant de TVA de chaque facture.
  • Vérifier que les informations des factures sont correctes.

Il y a des tonnes de cas particuliers qui font que c’est un vrai casse-tête :

  • Tel client paie à 60 jours fin de mois (le rapiat).
  • Tel prestataire fournit uniquement des factures en papier (le boulet), il faut alors les scanner.
  • Tel fichier d’une facture est trop gros pour être transmis, il faut trouver un moyen de le réduire.

Bref, c’est un gros bazar bien prise de tête.

Néanmoins, au milieu de ce fatras, on peut repérer des processus plus simples et récurrents comme par exemple :

  • Saisir les informations d’une facture dans un tableau.
  • Pointer les transactions sur le relevé de compte.

Il est alors possible de travailler la productivité de ces petits processus.

Pourquoi est-ce important ? C’est quoi le but de tout ça ?

C’est vrai, à quoi ça sert de se prendre la tête à repérer des processus simples et récurrents ?

Une fois qu’un processus de ce type est détecté, vous allez pouvoir commencer à chercher des moyens de réduire le temps nécessaire pour le réaliser notamment :

  • En utilisant des outils pour le réaliser plus rapidement, voire même l’automatiser intégralement. Si les outils existant ne couvrent pas bien votre besoin, ça vaudra peut-être la peine de créer votre propre outil.
  • En trouvant des sous-traitants qui le réaliseront à votre place.
  • En remodelant le processus pour être plus efficace (un exemple avec ma “Méthode Bulldozer“)

L’objectif final, c’est tout simplement d’obtenir le résultat du processus, en ne faisant rien du tout. C’est le niveau ultime de la productivité 🙂

Toi aussi devient une légende

Non, ce n’est pas un doux rêve, ça existe vraiment. La semaine prochaine je vous montrerai un petit exemple d’un petit processus que j’ai automatisé jusqu’à ne plus intervenir du tout dessus.

Ce processus étant 100% autonome, il tournera encore, même si je suis dévoré par des tomates tueuses.

😡 😡 😡 😡 😡

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